Le village qui veut réduire ses déchets

Un exemple d’optimisation des déchets à l’échelle communale

Dans le cadre des actions prévues à notre Agenda 21, l’optimisation de nos déchets tiennent une place importante.

D’autres communes ont mis en place des actions fortes en ce domaine, comme le témoigne l’article ci-dessous paru hier, le 24 octobre 2016 dans le quotidien « La Montagne ».

Bonne lecture.

Saint-Georges de Mons a aujourd’hui valeur d’exemple pour sa démarche collective

 compost-super-u-saint-georges-de-mons

PHOTO FRANCK BOILEAU

COMPOST. Des bacs à compost ont été installés, l’an dernier,
à l’arrière du Super U de Saint-Georges de Mons.

Dans les Combrailles, les habitants de Saint-Georges de Mons (Puy-de-Dôme) ont décidé de réduire leurs déchets. Supermarché, cantine, école, camping, mairie et agriculteurs participent !

C’est devenu un geste naturel pour Joachim Ribeiro, responsable du rayon fruits et légumes du Super U de Saint-Georges de Mons. Tous les jours, il transporte sa caisse de produits impropres à la vente à l’arrière du supermarché et la vide dans le bac du composteur.

Depuis juillet 2015, le Super U de Stéphane et Catherine Turpin a réduit de plus ou moins quatre tonnes par an sa production de déchets. : « En grande distribution, personne n’avait rien mis en place de similaire en Auvergne, raconte Stéphane Turpin. Si ça marche aujourd’hui, c’est parce que tout le monde joue le jeu : la commune, le Sictom et nous. » Les composteurs installés à l’arrière de la grande surface font partie d’un dispositif plus large, piloté par le syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères de Pontaumur Pongibaud, avec le soutien enthousiaste de la commune de Saint-Georges.

Les enfants adhèrent

« Cela correspond à notre volonté de répondre aux engagements du Grenelle de l’environnement, c’est-à-dire réduire nos déchets », explique Claude Archaud, l’élu de la commune des Combrailles en charge de cette dynamique.

Au camping, les résidents ont à disposition un bio-seau s’ils veulent trier leurs bio-déchets. C’est un agriculteur qui récupère les tontes d’espaces verts de la commune pour amender son fumier en matière azotée. Des composteurs d’immeubles ont été installés et, évidemment, le dispositif est également déployé à l’école et à la cantine.

« On récolte tout ce qui est épluchures de la préparation des repas, depuis février 2015, explique Stéphanie Cromarias, responsable de la cantine. On fait un roulement dans le service. Les enfants trient sur les tables leurs déchets, ceux qui vont au compost et ceux qui vont à la poubelle. Finalement, ça s’est fait assez facilement. » La démarche est accompagnée pédagogiquement par les enseignants de l’école. « On a eu des interventions dans les classes de CP et CE1 au sujet des déchets, raconte Céline Carsana, institutrice des CE1. Et deux classes ont participé au dispositif établissement témoin du Valtom. » Les écoliers de Saint-Georges sont vite entrés dans le jeu : « S’ils ont un doute, ils nous posent la question, poursuit Stéphanie Cromarias. Il y a des détails révélateurs : maintenant, ils enlèvent automatiquement les étiquettes sur les bananes ! ».

Les tas de compost à l’arrière de l’école sont ensuite pris en charge par les services techniques municipaux, qui assurent aussi la fabrique du broyat nécessaire pour obtenir l’équilibre azote/carbone, : « On le récupère pour le laisser mûrir et on l’utilise pour les fleurs », explique Anabelle Giraud, responsable du service.

Financièrement, c’est intéressant

Pour la commune, l’opération « est indolore », assure le maire, Camille Chanséaume :
« C’est plus un changement des habitudes de travail qu’un surcroît de travail. »

Au Super U, Stéphane et Catherine Turpin ne regrettent pas ces tâches supplémentaires, bien acceptées par les employés. « Cela nous a permis de retirer un bac à déchets de 660 litres : on avait quatre bacs enlevés par semaine, maintenant c’est trois. Cela nous fait 2.000 € de moins en dépenses d’enlèvement des ordures ménagères. »

Mais ce gain n’est pas la seule motivation : « Qu’est-ce qu’on va laisser à nos enfants ? », interroge le gérant. Il réfléchit au traitement des bacs en polystyrène, donne les cagettes bois aux clients, fait des sacs pour animaux avec le pain invendu. « On s’est aussi équipé d’une presse à cartons pour 6.500 €, qui nous permet de valoriser dans les imprimeries des balles de 400 kg, via la centrale Super U. Ainsi, la presse est pratiquement amortie en dix-huit mois. »

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