Compte-rendu après-midi Zéro phyto

Suite à l’après-midi Zéro phyto du 19 mai 2018 nous avons le plaisir de vous présenter ci-dessous une synthèse de la conférence sur la permaculture qui a été réalisée par Alain ORENGIA, permaculteur à Reventin vers Vienne (site web grainebuteepermaculture.eu).

Son intervention a permis à l’auditoire d’apprécier une présentation de principes de cultures en permaculture et notamment de solution alternatives aux pesticides.

Principes de culture en permaculture

Une méthode de culture respectueuse

Avant toute action dans son jardin, un permaculteur se pose des questions du genre « Comment produire sans consommer plus qu’on produit ? » ou « Quel impact ma culture représente sur la planète, les hommes, le partage avec tous ? ».

Vous l’aurez compris, la permaculture est aussi un état d’esprit !

Alain ORIENGA nous a recommandé

 

Une utilisation optimisée de l’espace en cultivant plusieurs chose au même endroit

Alain a recommandé dans sa présentation des livres à ce sujet comme notamment « Plantes compagnonnes du jardinier Bio », mais il y en a des dizaines !

Pour les plantes, ce qui est important, c’est la lumière ! Il faut donc raisonner en niveaux de culture. Par exemple, prenons le principes des 3 sœurs.

Au même endroit, on commence à planter du maïs doux (variétés prévues pour être mangées !), lorsque le maïs à commencé à atteindre quelques dizaines de centimètres, on plante à son pied des haricots, qui vont utiliser la tige du maïs comme tuteur et enfin pour éviter les adventices et couvrir le sol, on plante au pied des courges qui vont protéger le sol et conserver l’humidité tout en produisant des légumes !

Quand vos plantes auront produit, coupez les à ras le sol et laissez les au sol. Les déchets des plantes sera une ressources pour d’autres !

Autre élément, nos potagers sont en général avec un nombre très réduit de variétés de plantes. Osez la diversité ! N’hésitez pas à varier vos légumes !!

De la même manière, n’hésitez pas à installer des plantes amies de votre potager comme l’Achillée millefeuilles ou la bourrache.

Pour aller plus loin, voici quelques liens utiles

Prendre soin du sol

Vous l’aurez remarqué, de laisser le sol nu n’est pas une bonne idée. Avec la sécheresse, le sol craquelle et fait une croûte dure dite croûte de battance.

Donc il faut couvrir le sol avec des plantes compagnonnes comme ci-dessus, avec du paillage ce qui permet d’une part de limiter la prolifération des adventices (mauvaises herbes) et de limiter les arrosages. Quand les végétaux sont sortis, on peut pailler avec beaucoup de choses : de la pelouse broyée, du « BRF » (bois raméal fragmenté), de la mousse, des feuilles, …

Ne labourez pas votre sol, mais décompactez le avec une grelinette et un croc. N’utilisez pas d’engins lourds qui compactent le sol !

Alternatives aux pesticides

De nombreuses solutions à partir de plantes ont été présentées comme alternatives aux pesticides

  • Les purins, d’ortie, d’ail, de prêle, de consoude, de fougère, de tanaisie, …
  • Exemple, Le purin d’orties
    • C’est facile à faire (un exemple de préparation et d’utilisation)
    • Par contre ça ne sent pas très bon (on ne peut pas tout avoir)
    • On l’utilise en insecticide et antifongique (préparation diluée à 5%)
    • Où en engrais (préparation diluée à 10%)
  • Mais d’autres méthodes sont également possibles (plantes fraiches, décoctions, tisanes ou macérations)
    • Par exemple, les orties fraiches hachées protègent du mildiou !
    • Autre exemple, la décoction de feuilles de sureau est un bon insecticide, la décoction d’ail protège les légumes de votre potager de maladies et de champignons

Sur les recommandations d’Alain, j’ai fait quelques recherches sur Internet (il vaut mieux croiser plusieurs sources) et voici quelques exemples qui ont retenu mon attention :

Certains produits sont utilisables en culture bio comme la bouillie bordelaise mais pas toujours au même endroit du jardin !

Les purins et autres préparations maison attirent les foudres des producteurs de pesticides (procès, interdiction de faire des purins à une époque) car ils sont gratuits sauf ceux vendus par ces producteurs de pesticides bien évidemment !

 

Pour les limaces et escargots, Alain ORIENGA a évoqué plusieurs alternatives comme la cendre non humide, les pièges à bière, des coquilles d’oeufs brisés, des tuiles retournée pour permettre de ramasser ces gastéropodes au petit matin !

 

Pour compléter ce point, vous vous recommandons les documents qui étaient disponibles en format papier lors de cette demi-journée :

 

 

Conclusion

Nous tenons à remercier

  • Le public présent à cette manifestation malgré le beau temps et pendant un long weekend !
  • Alain ORIENGA pour la qualité de sa présentation
  • Les autres intervenants ayant participé aux échanges oraux formels ou informels lors de cet après-midi (ONDRASIK, AMAPOM, RALIMENTAIRE)
  • Les exposants qui nous ont proposé des stands parfaitement en phase avec cet événement
  • Les étudiants de l’IET ayant organisé cet événement, leurs professeurs et leur commanditaire le SMRPCA
  • La mairie de Marcilly pour la mise à disposition de la salle des fêtes
  • Les Marcillois ayant participé à l’organisation logistique de cet événement
  • Et enfin, les enfants de l’école primaire de Marcilly pour leurs dessins sur le thème des pesticides.

 

En espérant que vous serez nombreux à appliquer dès maintenant ces principes de culture sans pesticides.

Bonne lecture et surtout bon jardin sans pesticides.

 

Jean-Louis RATAIL, membre de la commission éco-citoyens

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